Chroniques

[EXCLUSIF] : Dans les coulisses de Fastlife, le prochain film joué et réalisé par Thomas Ngijol !


Pour beaucoup de cinéphiles avertis, le prochain long-métrage de l'un des humoristes préférés des français, le désopilant Thomas Ngijol, c'est la comédie footballistique Le Crocodile du Botswanga.




Pas faux, la nouvelle réalisation de son comparse Fabrice Eboué - et de Lionel Steketee - pour laquelle il retrouvera également son ancienne complice du Jamel Comedy Club, Claudia Tagbo, est prévue dans nos salles obscures pour le 12 février prochain.
On vous invite d'ailleurs à suivre l'avancée de sa promotion à ce lien-ci.
Sauf que voilà, le tournage de celui-ci étant déjà terminé depuis quelque temps, le Thomas lui, s'est très vite engagé dans sa seconde réalisation après le succès public de Case Départ, l'un des bons coups du box-office de l'été ciné 2011.

Cette fois dirigé en solo, Fastlife, racontera la quête de Franklin, un athlète qui s'est fixé le pari fou de se qualifier à 34 ans pour les prochains Jeux Olympiques dans la catégorie reine de l'athlétisme, le 100m.
Un projet ambitieux, au point que la production aura même posé ses caméras le temps d'une course ultra-réaliste, dans le mythique Stade de France, en plein meeting Areva comptant pour la fameuse Diamond League.


C'est d'ailleurs là-bas, alors que j'étais moi-même un simple spectateur de l'évènement, que mon meilleur ami Isak Djamah Tei, fidèle fan des Fucking Cinephiles et figurant au casting du film, aura eu la chance de vivre de l'intérieur l'une des scènes clés de l'intrigue.

En exclusivité, nous avons recueilli son témoignage, des préparatifs au top départ en passant par sa rencontre avec l'un des comédiens les plus drôles du moment, vous saurez tout et ce sans bouger d'un cil de devant votre ordinateur.

Dans les coulisses de Fastlife avec Isak Djamah Tei, c'est tout de suite dans les colonnes de Fucking Cinephiles !


" Tout a commencé pour moi un peu par hasard, alors que la production avait déposé une annonce de casting sur le site de mon club d’athlétisme, ainsi que sur celui de la fédération.
Sans me prendre la tête plus que cela, je me suis dit pourquoi ne pas postuler, après tout cela pourrait toujours être une excellente et plaisante expérience à vivre.
Et puis finalement, mon profil de sprinter les a vite interpellés pour la scène de la course la plus importante du métrage, celle du meeting Areva.
Du coup, j'ai fait ensuite une vidéocast et j'ai été choisi pour interpréter le rôle du sprinter nigérian Anthony Amuniké "


" Ma première rencontre avec Thomas Ngijol fut pour le coup assez cocasse.
Nous devions nous rendre tôt le matin sur la piste d'entrainement, mais il fallait impérativement avoir la carte d'accréditation pour s'y rendre.
Le problème, c'est que nous avions chacun oubliée la nôtre dans nos loges !
Franchement, nous avions tous les deux la tête dans le cul, et je lui ai demandé : " Tu as oublié ton pass ? ", et il m'a répondu " Ouais, toi aussi ? ".
" Ouais ", et après avoir lancé un " merde fait chier ! " mémorable, nous avons finalement envoyé une secrétaire nous les chercher pour éviter de perdre plus de temps dans notre échauffement. "


" La production était dans la globalité assez jeune, et une superbe ambiance régnait entre eux.
Difficile de ne pas admettre que nous fûmes super bien traité, car plus que de simples figurants, moi et les autres coureurs nous étions de véritables silhouettes pour la scène la plus importante du métrage, et la production s'est toujours assurée que nous étions traités comme des stars.
Elle avait mis à notre disposition des loges, des notes de frais au restaurant,... "


" Cette journée de tournage fut pour ma part très remplie, notamment des causes des nombreuses répétitions faites avec l'entraineur de l'INSEP.
Tous les athlètes ont dû réguler leur course par rapport à Thomas, qui devait remporter de peu ladite course des qualifications pour les Jeux Olympiques. "


" Il y avait énormément de critères à prendre en compte, mais surtout il fallait que nous donnions tous l'impression que nous courions à fond, alors que ce n'était vraiment pas le cas.
Il fallait que techniquement Thomas soit au top afin de donner l'illusion d'incarner un véritable athlète de haut niveau.
Mais il fallait également ne pas omettre l'état et la forme de Thomas, fatigué par les heures de tournage et ressentant de vives douleurs musculaires à ses jambes. "


" Durant la course, tout était parfaitement huilé pour que dans les premiers trente mètres, nous soyons tous au coude à coude.
Mais arriver au soixante-dix mètres à peu près, Thomas a ralenti d'un coup à cause d'une pointe aux ischios jambiers, ce qui m'a contraint également de ralentir pour ne pas finir premier de la course à sa place !
Du coup, j'ai moi-même simulé une douleur aux ischios pour expliquer mon ralentissement soudain. "


" Il faut avouer que Thomas avait sacrément la pression, et ça se ressentait.
Nous n'avions que quinze minutes pour tourner la scène et devant plus de 55 000 personnes, nous, et surtout lui, n'avions pas le droit à l'erreur. "


"  Durant toute la course, pour laquelle j'ai couru au couloir numéro 6, la foule fut un stimulant de fou.
55 000 personnes en folie derrière toi, et le fait de pouvoir voir sa tête sur l'écran du stade et même celui ce Canal +, c'est justement un sentiment de malade. "


" Il y avait beaucoup d'athlètes de l’athlétisme parisien de présent durant le meeting, qui m'ont d'ailleurs reconnu et félicités peu après ma performance.
Histoire de gouter encore un peu à ma fugace célébrité, je me suis prêté au jeu des autographes à la sortie du stade, avant de redevenir le vrai Isak, beaucoup plus discret. "


" J'ai même eu l'immense chance de pouvoir m'entrainer avec des athlètes de haut niveau, des stars mondiales telles que Usain Bolt, le tout sous le regard de Shelly Ann Fraser ou même la Française Myriam Soumaré. "


" Ce fut un plaisir immense que de pouvoir se mélanger à tout ce beau monde et de vivre le temps d'une journée la vie d'une petite star du grand écran :) "


Propos recueillis par Jonathan Chevrier. Un grand merci à Isak Djamah Tei.

[Mise à Jour : Des photos du film ont été ajoutées à l'article, vous pouvez également retrouver notre critique du film ici].

FASTLIFE


Un film réalisé par Thomas Ngijol

Avec Thomas Ngijol, Julien Boisselier, Yazid Ait Hamoudi, Karole Rocher, Olivier Marchal,...

Le film raconte le parcours d'un homme obnubilé par l'envie de " briller " et d'en " être " à n'importe quel prix.

Franklin s'est fixé comme objectif fou de se qualifier à 34 ans pour les prochains Jeux Olympiques dans la catégorie reine de l'athlétisme, le 100m.
Il va surtout se brûler les ailes dans sa vie aussi bien professionnelle que privée.

Scénario : Thomas Ngijol et Mohammed Issolah.
Produit par : Eric et Nicolas Altmayer et Mandarin Cinema.
Une coproduction : Mandarin Cinéma, EuropaCorp et D8 Films.
Distribution : EuropaCorp.
Tournage : Entre la France et le Cameroun.

Sortie courant 2014.

John Chevrier

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