Adewale Akinnuoye-Agbaje

[CRITIQUE DVD] : Du Plomb dans la Tête


Réalisateur : Walter Hill
Acteurs : Sylvester Stallone, Jason Momoa, Sung Kang, Sarah Shahi, Christian Slater, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Jon Seda,...
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Budget : -
Genre :  Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h31min.
Date de sortie en salles : 27 Février 2013
Date de sortie en DVD/Blu-Ray : 10 juillet 2013

Synopsis :
Tueur à gages à La Nouvelle-Orléans, James Bonomo, dit « Jimmy Bobo », a pour règle de ne jamais tuer un innocent. Après l’exécution d’un contrat, il laisse derrière lui un témoin, vivant. Pour le punir de ce travail bâclé, son partenaire Louis est abattu par un mystérieux assassin. Lorsque l’inspecteur de police Taylor Kwon arrive en ville pour rejoindre son équipier et suivre une nouvelle piste sur une ancienne affaire, il découvre que celui-ci a été tué. Tous les indices accusent Jimmy et son complice désormais disparu, Louis. Pour trouver qui a tué leurs partenaires respectifs, le flic et le tueur à gages vont être forcés de faire équipe. Bien que chacun d’un côté de la loi, ils vont vite se rendre compte que la frontière est mince…


 Critique :

Aussi incompatible que cela puisse paraitre pour certains, bon beaucoup, oui il est possible d'être un cinéphile pur et dur et d'à la fois voué un culte sans borne à une action movie star culte tel que Sylvester Stallone, l'un des plus grands maitres (si ce n'est le) de la série B burné.

C'est possible car moi-même j'en suis la preuve vivante...
Oui, Sly est depuis que je ne porte plus de couches, mon acteur favori, celui que je chéris avec admiration que ce soit dans la meilleur comme dans la pire des péloches du septième art parce que Dieu sait, malheureusement, combien de fois il a su dans sa carrière, faire avec une facilité déconcertante ses douloureux grands écarts entre le purement génial et le franchement déplorable.
Oui, pour moi il est sans conteste l'un des cinéastes les plus talentueux et mésestimés du business ricain de ces quarante dernières années (tellement que j'ai cherché à réparer cette injustice en faisant de sa personne, le premier sujet de mon tout premier article de rédacteur de blog).

Et oui, rassures-toi cher lecteur je suis conscient et j'assume pleinement tous les mots écris dans cette chronique, et tous les suivants qui vont venir.

A une époque ou j'avais souvent pour une compagnie ma jolie petite télévision 36 cm (paix à son âme soit-dit en passant, on a vécu de beaux moments cinématographiques ensemble) et une vidéothèque furieusement bandante blindé à ras bord de B movie estampillé 80's/90's, Sylvester fut pour moi la plus enthousiasmante et rassurante nounou que j'ai pu avoir, mais surtout l'un des artisans de l'incroyable relation fusionnelle et passionnelle qui me lie avec le septième art depuis près de deux décennies maintenant.

C'est donc avec une saveur toute particulière que je savoure plus que n'importe qui, chacune de ses rafraichissantes incursions en salles depuis son sublime Rocky Balboa d'il y a six ans, qui avait mis fin à une putain de spirale poisseuse dans sa carrière, lui permettant de faire un comeback retentissant et mérité, dans la jungle Hollywoodienne.


Son nouveau film en date donc, après l'extrêmement jouissif The Expendables 2 et avant le foutrement alléchant Escape Plan (ou il retrouvera son pote Schwarzenegger pour l'occasion), est donc Du Plomb dans la Tête, titre fleurant bon la castagne, adaptation d'un comics frenchy du même nom signé Alexis "Matz" Nolent et Colin Wilson, produit par l'ancien King du tout-Hollywood Joel Silver, et cornaqué par l'un des papes des péloches musclées et décomplexées tendance Buddy Movie des années 80, le sieur Walter Hill dont les excellents Les Guerriers de la Nuit, 48 Heures et sa suite et Double Détente notamment, se doivent de figurer dans toute dvdthèque du bon gout.
A soixante et onze printemps, le lascar tout comme l'immense John Carpenter récemment, revient un peu d'entre les morts après un long passage à vide de plusieurs années (on ne l'avait plus vu depuis un téléfilm à priori foireux en 2006, avec Robert Duvall) pour filmer le Sly qu'il n'avait d'ailleurs jamais eu la chance de mettre en boite par le passé.

Alors est-ce qu'il a opérer un comeback réussi avec Du Plomb ou le lascar aurait mieux dut rester à sa quasi-retraite, pantoufles aux pieds, mots croisées à la main ?
Un peu des deux diront les mauvaises langues qui chient copieusement sur le genre.
Perso moi je suis bien content qu'il rajoute cette sympathique ligne à sa filmographie, tout comme pour Sly...

Du Plomb dans la Tête c'est avant tout et surtout une story capable, comme tout bon action movie qui se respecte, de tenir sur le versant d'une feuille de papier cul Lotus, développement des personnages et storyboards inclus.
On y suit donc les aventures à la Nouvelle-Orléans de James Bonomo dit Jimmy Bobo, un tueur à gages impitoyable de la mafia pris pour cible après qu'il ait laissé en vie un témoin lors d'un de ses jobs (il a pour habitude de ne jamais tué un innocent, mauvaise habitude pour le coup), par ses propres employeurs et des flics ripoux tenaces, qui auront eu la fâcheuse idée de liquidé son poto/partenaire en représailles, par le biais du colosse Keegan.

Véner et avec de sales idées de vengeances en tête, il va devoir s'allier à un membre du FBI qui à lui-même perdu son coéquipier, Taylor Kwon, pour déjouer un complot politique qui les conduiront jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir à Washington...
Tout un programme donc, qui va in fine bien plus lorgner vers les meilleurs buddy movies chers à Walter Hill justement, plus que dans les âpres thriller politique burné tendance Ennemi D'Etat.
Tourné depuis juillet 2011 et repoussé de près d'un an en salles pour on ne sait quel raison par Metropolitan, trop occupée surement à produire les cinq merdes annuels de Nic Cage, Du Plomb a tout en lui pour servir de putain de punching ball ambulant pour toute critique ciné écervelée qui ne comprend rien (et qui ne cherchera d'ailleurs jamais à comprendre) son intérêt premier, à savoir divertir et ce le plus simplement possible.


Peu original et sans saveur, à la violence gratuite et aux seconds couteaux peu fouillés, au script fantomatique alignant les vannes éculées, les invraisemblances, les persos caricaturaux et les grosses ficelles facile, et qui en prime aura la fâcheuse idée de lourdement renier son matériau d'origine en y reprenant que quelques idées générales (les héros et leur quête de vengeance) et en en modifiant pas mal d'autres (l'action déjà, ne se situant plus à New-York mais à la Nouvelle-Orléans); Bullet To The Head en v.o, c'est du papier toilette bénit pour la presse bien pensante, à peine foutue de dépasser les dix lignes de tafs dans leur torchons qui leurs servent de magazines.

Mais moi je ne suis pas un cul terreux qui ne se sent plus de lustrer avec passion le chibre d'un Haneke et de son Amour même pas digne de me servir d'euthanasie en phase terminale, je suis un bonhomme normalement constitué et moi ce qui me fait bander c'est du cinéma de bonhomme, bien bandant !
Et si Du Plomb n'est certes pas le plus efficace des viagras jamais produit (pas besoin de s'acharner dessus et de le traiter comme la carotte du siècle, il n'a jamais été conçue pour tâter de la statuette dans les cérémonies prestigieuses), et encore moins le plus mémorable, il en a assez dans le pantalon pour t'emmener là ou il faut, à savoir une heure et demie imparfaite mais savoureuse, pleine de nostalgie qui te ferais jurer être en train de mater une pure prod des feux Cannon et Carolco.
Beaucoup préfèrent les soirées mondaines et le caviar, moi c'est soirée pyjama, bandes à biceps et pizzas, chacun ses gouts comme on dit et il faut savoir le respecter, mais j'ai quand même pas mal de difficultés à accepter que l'on vienne chier sur le mien sans tenter une seule seconde de le comprendre...

Sans complétement en zapper les défauts logiques et habituels de ce genre de prods cités un peu plus haut, le film reste un solide buddy movie bien foutu et qui, bonne nouvelle, ne déroge pas du tout aux classiques eux-même signés par un Walter Hill dont la caméra, exemplaire, n'a finalement pas changé d'un iotta avec les années.
Son duo de héros, Jimmy et Taylor, rappelle aux bons souvenirs de ceux incarnés par Arnold Schwarzenegger et James Belushi (respectivement le capitaine Ivan Danko et l'inspecteur Art Ridzik) dans Double Détente, et Nick Nolte et Eddie Murphy dans 48 Heures et sa suite (l'inspecteur Jack Cates et Reggie Hammond), à savoir deux caractères antagonistes faisant équipes sans forcément le vouloir, l'un possédant un bagout tout aussi légendaire qu son courage et l'autre parlant plus avec les armes et ses biceps que sa bouche, s'affrontant tout autant qu'ils s'épaulent pour vaincre la pagaille de méchants in fine.


Ça brise des os autant que sa tire des balles dans des scènes de bastons plutôt bien encadrées, ça lâche des punchlines aussi imbéciles que délirantes, le final est dantesque et se règle à coup de haches (!) et y'a même en prime le petit lot sexy quasi-obigatoire, en la silhouette toujours aussi appétissante de la Sarah Shahi (la bombe iranienne des séries The L World, Life, Fairly Legal, Person of Interest et Chicago Fire), bref de l'action movie pur et dur qui repose sur pas grand chose et qui ne raconte pas grand chose (vu que ce n'est pas forcément bien écrit ) mais qui le fait bien, et qui assume qui plus est pleinement son rôle de divertissement limité.

Honnête, généreux en castagnes, drôle et sans aucune prise de tête, le film vaut avant tout et surtout pour les fans (comme moi) du grand Sly, parfait et en grande forme, tatoué et plus sec musculairement que jamais, qui sauve grandement les meubles en évitant la caricature facile du héros bourru et solitaire.
Il arrive à rendre encore plus sympathique le déjà sympathique Han de la franchise Fast and Furious, Sung Kang (préféré par Silver à Thomas Jane, histoire de brasser un plus large public à l'international, c'est con...), mais surtout à rendre encore plus charismatique le piteux Conan de Nispel, Jason Momoa, ici franchement étonnant dans la peau du vilain et impressionnant mercenaire Keegan, à la fois badass et sans aucune pitié.
Leur fight est d'ailleurs l'un des grands moments, si ce n'est le grand moment même, de la péloche, affrontement rappelant un peu celui qu'avait eu Sly face à Brian Thompson dans le culte Cobra.

Jouissif et loin de faire dans la dentelle (comme toutes les bandes de la filmo du Hill), glorifiant les mano à mano brutaux et la violence aussi théâtrale que sans morale, Du Plomb dans la Tête est tout simplement une vraie péloche revival comme à l'ancienne qui t'apprend ce qu'était le septième art avant que la violence aseptisée, le fond vert, le numérique et la 3D ne viennent l'envahir, bref une période que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre quoi.
Une sympathique histoire de retours, celui d'un cinéaste de talent, d'un héros que l'on a trop voulu vite enterré, et d'un genre tellement bousillé par d'effets spéciaux merdiques et des jeux approximatifs depuis dix piges qu'il en a perdu toute sa saveur.

Un film qui ne fera malheureusement pas de vagues (il s'est vautré au box office US, comme Le Dernier Rempart de Schwarzy d'ailleurs) dans l'océan balisé de l'action calibré, tendance PG made in Hollywood la putain, castrer et emballer à coups de millions de dollars pas toujours bien investis, mais qui aura eu au moins le mérite de ressortir la DeLorean de ce bon vieux Doc Brown pour faire une belle et nostalgique dernière petite balade dans le temps, là ou les guilty pleasure régnaient en maitre, pour le plaisir de tous.


Un pur film de vidéoclub pour samedi soir en fête comme on en fait que trop peu, à contrecourant des prods actuels et porté par un Sly qui véhicule l'essence d'un cinéma renié mais qui manque cruellement dans le paysage d'aujourd'hui.

Il est l'un de ses derniers portes flambeaux, et à soixante six ans bien tassées il prouve sans forcer qu'il en a encore dans le ventre et qu'il est toujours capable d'en foutre plein la gueule aux action men d'aujourd'hui, Vin Diesel, Dwayne Johnson, Sam Worthington et compagnie, et il en faudra bien des couilles solides à celui ou ceux qui tenteront de lui ôter sa couronne de roi du cinéma d'action.

Que la concurrence en prenne de la graine, gloire et longue vie au roi, je te kiffe toujours autant et j'ai encore passer un sale moment à tes côtés, vivement la prochaine (Escape Plan !!!) , je n'en peux plus déjà d'attendre.

Les légendes ne meurent jamais, et pour moi cher papa Stallone, saches que tu seras toujours éternel.


Jonathan Chevrier




Dans le sursaut hollywoodien du moment, un peu en perte de vitesse, voici venu Du Plomb dans la Tête.
Un film que j'ai bien pris plaisir à voir tiens.
Dès le début, j'avais déjà un sentiment de satisfaction envers le film et ce pour pour plusieurs raisons:

La première c'est que le film est réalisé par Walter Hill.
Un vieux de la vieille celui là. Un de ces actionner old-school qui m'avait bien filer la trique avec certains de ces métrages. Walter Hill (pour les incultes!) c'est le bonhomme qui nous à donné The Warriors (Les Guerriers de la nuit chez nous!) mais c'est surtout celui qui à réinventé le concept du buddy movie avec 48 Heures et sa suite 48 Heures de plus, deux polar musclé mettant en scène Eddie Murphy et Nick Nolte, typiquement 80's/90's avec son lot de punchlines et de brutes épaisses.

Si on met de côté quelques western anecdotiques dans sa carrière, on peut souligné qu'il à aussi dirigé l'ancien Gouvernator, Mr. Schwarzy dans Double Détente, les rappeurs Ice-T et Ice Cube dans l'injustement méconnu Trespass, l'excellent Bruce Willis dans le western Dernier Recours ou encore envoyé en taule Wesley Snipes (qui y est toujours d'ailleurs hein!! hahaha) et Ving Rhames pour les besoins du tout aussi mésestimé Un seul deviendra invincible. Il aura aussi aidé à mettre en image la série télévisée populaire Les contes de la crypte.
Bref que du lourd pour le fanatique de cinéaste que j'adore. Hill c'est l'un de ces artisan qui m'a fait le cinéma et ça fait toujours plaisir qu'il continue à peaufiner des petits films pour nous.


La seconde et pas des moindres, c'est bien sur Sylvester Stallone.
L'acteur que l'on présente plus, Rocky, Rambo, Tango, John Spartan, Barney Ross ... C'est lui! 
Mais bon parlons du film.
On peut dire dès le début que le film à un air de nostalgie, que ça soit dans son générique et la mise en place des protagonistes. Ici, on tranche le vif direct, c'est violent, on voit des meufs à poils (OH OUI!!!), les differents protagonistes enchainent les répliques percutantes, bref ça fait mal ou ça passe et ce, de la plus belle des façons et tout ça est du à Hill et Stallone.

On peut dire que le Stallone porte le film sur ces épaules.
Il n'a pas perdu de sa stature et de son charisme et il faut toujours autant à voir.
Surtout qu'on sent qu'il à pris plaisir à jouer dans ce petit film d'action.
Le bonhomme vole carrément la vedette à quasiment tous les acteurs du film et ce malgré leur qualité.
En faite le problème majeur du film, c'est qu'il n'a pas su exploité son casting.

C'est ainsi qu'on retrouve le monstre Jason Momoa, très impressionnant, mais aussi très bien utilisé tout au long du film (sans aucun doute la présence la plus importante du film avec Stallone), mais aussi Christian Slater (je l'aime beaucoup ce type là, c'est le héros de John Woo dans Broken Arrow ou encore celui de Tony Scott et Quentin Tarantino dans True Romance, c'est un peu dommage qu'il soit réduit à un petit second rôle comme ça mais ce n'est que mon avis), Adewale Akinnuoye-Agbaje en grand méchant un brin méprisable (là aussi on peut se plaindre qu'un acteur aussi talentueux soit réduit à un second rôle sans envergure!) ou encore la belle Sarah Shahi (plus connus des fanatiques de séries télévisées vus qu'elle à montré son joli faciès dans l'excellente série morte trop tôt Life ou encore plus récemment dans le déjà culte Person of Interest).


Le problème majeur revenant à Sung Kang, quasiment inutile tout au long du film et ce malgré un certain charisme.
Le problème avec son personnage, Taylor Kwon, c'est que le scénariste n'avait quasiment rien à lui offrir et Hill par la même occasion, n'a pas forcement su le mettre en valeur.
Un comble pour celui qu'à réalisé quelques uns des buddy movie les plus bandants du cinéma et qui avait su donner une place équitable a Schwarzenneger/Belushi dans Double Detente, Nolte/Murphy dans les 48 Heures ou encore Snipes/Rhimes dans Undisputed pour citer les plus évidents.

Mais bon boudons pas notre plaisir, le film est un actioner typiquement années 80 et ça fait plaisir à voir. C'est un de ces futurs classiques (ou film culte) en puissance, qu'on prendra plaisir à voir, encore et encore, autour d'une bonne bière entre pote et on n'en demandez pas plus a Walter Hill.
C'est loin d'être son meilleur film ça c'est sur, mais je trouve qu'il à imprégné à son film ce petit "quelque chose" qui fait toute la différence, pour le démarquer du lot.

Bien sur le film n'est pas exempt de défauts, et je ne pardonnerai surement jamais à Hill de ne pas avoir engagé James Horner, pour composait la musique du film - Horner à composé les 48 Heures et Double Détente - mais bon le bon rattrape sur le mauvais.

On à notre lot d'action, d'humour et de bons sentiments.

Que demandez de plus Mr. Hill?
Rien du tout.


Hermann Luleyo


John Chevrier

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