Critiques

[CRITIQUE] : Dark Skies


Réalisateur : Scott Charles Stewart
Acteurs : Keri Russell, Josh Hamilton, Dakota Goyo, Kadan Rockett,  J.K. Simmons,...
Distributeur : Wild Bunch Distribution
Budget : -
Genre :  Science-Fiction, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h36min.

Synopsis : 
Dans une banlieue paisible, la famille Barrett voit soudainement sa vie basculer suite à des évènements étranges qui, chaque nuit, viennent troubler la tranquillité de sa maison. Lorsque leur fils cadet évoque un mystérieux « Ogre des sables » lui rendant visite le soir, le quotidien de Daniel et Lacy Barrett tourne alors au cauchemar : ils deviennent victimes d’inquiétants trous de mémoires, et de soudaines pertes de contrôle de leur corps. Ne trouvant aucun soutien autour d’eux, ils se retrouvent impuissants pour affronter ce qui va se révéler être une force extra-terrestre cherchant à s'emparer de leurs enfants...


Critique :

Que Scott Charles Stewart est encore aujourd'hui, un quelconque appuie dans le milieu du septième art pour monter ses projets, me laisse pantois.

Après un très faible Legion et un carrément abominable Priest, deux péloches qui ont bien faillit décrédibiliser complétement aux yeux des cinéphiles, ce pauvre et pourtant génial Paul Bettany, le Scott persiste et nous revient donc en ses premiers jours de l'été, avec Dark Skies, bande à la mention hautement effrayante du " Par le producteur de Paranormal Activity et Insidious " qui, si elle attire les spectateurs en masse dans les salles, pousse les cinéphiles a salement rester sur leur garde.

Parce que oui, il n'a pas produit que des bombes à bas prix le Jason Blum, pour un très bon Insidious et un solide Sinister, on s'est quand même taper quatre Paranormal Activity (dont le cinquième est actuellement mis en boite...), des foireux Lord of Salem (sorry Rob Zombie, mais c'est la vérité, tu as perdu ton mojo dude), Apollo 18, et j'en passe et des pas meilleurs.

Avec Dark Skies, il rabat le même jeux de carte mais avec une variante, car si, encore sans le sou niveau budget, il s'attarde de nouveau sur une famille ricaine au bord de la rupture, dont la maison est copieusement hanté (les agences immobilières du bled vont lui faire payer ce sale coup de pub un de ses quatre si ça continue), cette fois ce n'est plus des esprits qui frappent mais des extraterrestres, en mode expérimentation.
Et c'est bien là le vrai bon coup du métrage, porter le flip sur les petits hommes verts et la possibilité que ceux-ci s'en prennent à notre progéniture, soit des " ennemis " potentiellement plus violent et effrayant que les sempiternelles fantômes qui claquent les portes et tapent dans les murs.


Quoique si tu suis le Stewart, également crédité en tant que scénariste, les extraterrestres font ça aussi, ils s'amusent avec les alarmes, allument les lumières sans penser que ça te coute un bras avec l'EDF, te vident ton frigo comme si c'était celui de leur père...
Bref,  au lieu de se fixer sur un concept de base au potentiel suffisamment bandant pour capter la tension du spectateur, la bande s'ampute de jump scares plus ridicules les uns que les autres et pas forcément efficace pour étayer son propos, c'est con mais le tout reste tout de même assez digeste, et ce grâce à une mise en abime efficace et une histoire qui prend bien le temps de se poser.

Car à la différence d'un Paranormal ou tu en as strictement rien à foutre de ce qui peut arriver aux héros, là ici tu apprends à connaitre petit à petit chacun des personnages, tous plus ou moins bien croqués.
Une famille type 80's fragile, comme aimait les dépeindre les prods Amblin, mené haut la main par une Keri Russell impliquée et touchante, en mère dépassée par une vie de couple basée sur les non-dits, une incapacité à baser des fondations solides pour protéger ses enfants et un présent compliqué par des phénomènes qui la frappent de plein fouet et dont elle n'a aucune explication rationnelle.

Bourrées de références vu que le combo script/mise en scène bouffe à tous les râteliers (ça pique autant à Paranormal Activity pour le côté surveillance vidéo, Insidious pour le côté expert qui vient donner son avis, à Rencontre du Troisième Type et Signes en passant par le récent Phénomènes Paranormaux), et surtout à celui du culte Poltergeist de Tobe Hopper (le thème de l'enfance y est fortement présent), d'incohérences et de facilités scénaristiques en tout genre (non mais sérieux, quelle famille ne se serait pas barré de chez elle après un quart de tout ça,hein?) et plombé par un final un peu trop surréaliste et connu une plombe avant qu'il ne se déroule devant nos yeux, mais heureusement sauver par un score dément et vraiment flippant, une atmosphère angoissante et intimiste, un jeu d'acteur sans fausse note (difficile de ne pas mentionner l'immense J.K Simmons, l'un des seconds rôles les plus sous-estimés du cinéma US, dans la peau du glaçant expert, qui n'apparait pourtant qu'une seule et unique fois) et une utilisation judicieuse des fameux envahisseurs (qu'au final, on ne voit que très, très peu), Dark Skies s'impose easy comme le meilleur film de son metteur en scène, mais surtout comme une jolie surprise qu'on ne s'attendait pas vraiment à voir débarquer de la sorte en plein été des blockbusters.


Efficace même si vu mille fois ailleurs (en même temps, il ne s'est jamais vendu à nous comme un produit novateur), la péloche se consomme comme un bon épisode de la culte X-Files, ou comme un petit apéritif au Conjuring et Insidious 2 de James Wan, tous les deux attendus avec une impatience indécente par les fans du cinéma de genre.

Pas le film du Blum qui mettra tout le monde d'accord, mais bien le film qui redonne un minimum de crédit à la côte de sympathie de Scott Charles Stewart, il y a encore peu proche du néant.

En espérant que le bonhomme n'en profite pas pour tourner un Legion 2 dans notre dos...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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