L'Incal

Quel projet pour le prochain long de Nicolas Winding Refn, The Button Man ou L'Incal ?


C'est un peu la question que tous les cinéphiles se posent, après la réception glaciale de son pourtant puissant Only God Forgives (notre critique ici).

Alors que son thriller cul avec Carey Mulligan, I Walk With The Dead, n'a plus donné signe de vie depuis quelques temps, le Nicolas a affirmé aujourd'hui que l'on pourrait faire une croix sur un potentiel et désiré Drive 2, assurant que « Cela ne se fera jamais. Le film ne sera pas produit, parce qu’ils n’ont pas les éléments clés ».
Ceux qui liront bien entre les lignes comprendront que les éléments clés sont bien lui et Ryan Gosling. 

Reste donc deux projets en suspend (on ne mentionne pas la potentielle comédie avec Gosling, dont on ne sait absolument rien) : The Button Man, dont il devrait avoir un premier jet à lire d'ici les prochaines semaines, et un tout nouveau projet tout frais, une adaptation de la BD française, L’Incal, créée par son ami Alejandro Jodorowsky et Moebius.

Si on en suit France Inter (oui, France Inter...), qui a eu la chance de l'interviewé à Cannes la semaine passée, travaillerait donc sur l'adaptation de cette BD made in France culte, parue entre 1981 et 1989.
Composée de six tomes, la série se déroule dans un futur éloigné et dystopique. Le détective privé John Difool reçoit l’incal lumière, une pyramide blanche aux pouvoirs extraordinaires, des mains d’un Berg (extraterrestre venu d’une autre galaxie) mourant. L’Incal est recherché par de nombreuses factions qui veulent l’utiliser pour leur intérêt propre (et en particulier le Méta-Baron, un grand chasseur de primes).
En s’échappant, Difool se retrouve entraîné malgré lui dans une aventure qui le dépasse totalement et qui le transformera en sauveur de deux galaxies.


Ambitieux donc, quand à The Button Man (produit par Dreamworks), c'est également l'adaptation d'un comics, ultra-violent et signé conjointement par John Wagner (papa de Judge Dredd) et Arthur Ranson, et qui suit l'histoire d’un jeu organisé par des millionnaires blasés qui engagent des assassins hautement entraînés pour s’affronter à mort. Le mercenaire Harry Exton, star du jeu, choisira de se retirer du jeu et pour cela, affronter la puissante audience de ces jeux...


Par chez nous, on mettrait nos mains à coupés que ce sera L'Incal (avec pourquoi pas, le Ryan dans la peau de DiFool !), qui sera produit en premier, amitié avec Jodorowsky oblige (Refn lui a même dédicacé Only God), et surtout la passion qu'à le Nicolas pour les monuments SF, notamment Blade Runner dont il est fortement inspiré.

On est toujours dans le doute mais quoi qu'il en soit, en tant que grand fan du bonhomme, on suivra son futur projet avec un intérêt non dissimulé...

John Chevrier

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